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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 14:37

 

 

Plaisir d'annoncer la parution de

 

 

Belgritte page de couverture

 

chez maelstrÖm reEvolution éditeur

 

En librairie ou commande possible à : distribution@maisondelapoesie.com

 

 En 1958, le grand peintre Belgritte prit une décision des plus audacieuses : il suivrait les vingt-quatre étapes du Tour de France (son cousin Luc Varenne, le valeureux reporter sportif de l’époque, acceptant de lui céder une place dans la voiture de notre radio nationale) et, le soir venu, il transposerait la spécificité de chaque étape en un tableau magistral. 

 

Contée de bout en bout par Veuillot, le grand critique pictural et ami intime de Belgritte, cette étonnante histoire commence suit :

 

   Si Belgritte s’intéressa au Tour de France, ont écrit de nombreux critiques d’art, s’il peignit le cycle des Victoires d’étape (je souris à ce mot cycle surgi spontanément sous ma plume), c’est parce qu’il voulait rivaliser avec les célèbres Footballeurs de Nicolas de Staël. La plupart de ces confrères ont même consacré des pages prétendument bien renseignées à la profonde influence que de Staël aurait eue sur le grand peintre belge, ne se privant pas de faire remarquer que l’un et l’autre se connurent à l’Académie de Saint-Gilles et qu’on les vit souvent traîner ensemble tard le soir dans les bistrots qui bordaient, à quelques pas de cette école d’art, la jolie place de forme ovale qui porte le nom de Parvis de Saint-Gilles. Voilà bien les errances où peut mener la critique dite biographique des œuvres d’art ! Comme si le fait que deux jeunes barbouilleurs – qu’on me pardonne ce mot un peu vif mais le talent, tant chez de Staël que chez Belgritte, ne se révéla que bien après le passage par l’Académie de Saint-Gilles – comme si le fait, écris-je, que deux jeunes barbouilleurs se soûlèrent régulièrement de concert constituait la moindre preuve de l’influence que l’un aurait pu avoir sur l’autre ! Absurdité. Ou plutôt paresse d’esprit de la part de ceux qui émettent de pareilles opinions : il suffit que l’un d’eux promulgue une telle ânerie pour qu’aussitôt les autres, en bons moutons de Panurge, la répètent à l’envi. J’ai recensé très exactement vingt-trois articles consacrés aux Victoires d’étape de Belgritte : vingt-et-un font mention des Footballeurs de Nicolas de Staël ; dix-huit rappellent que les deux artistes se sont connus à l’Académie de Saint-Gilles ; dix-sept insistent sur la soi-disant influence du peintre d’origine russe sur notre Belgritte national. Comment trouver, pourtant, le moindre rapport entre le style virevoltant des Victoires d’étape, où l’esquisse légère déposée sur le tableau concurrence presque la transparence, avec la lourdeur des silhouettes staëlliennes engoncées dans la pâte épaisse dont cet artiste recouvrait ses toiles ! Mais je ne gaspillerai pas davantage la belle encre magenta de mon encrier à combattre ce genre d’affirmations. L’Histoire de la peinture, la grande, la véritable, celle qui prend suffisamment de hauteur pour, en toute certitude, retracer de cet art l’exact cheminement et pour en indiquer les points culminants, cette Histoire-là n’a que faire des opinions risibles.

   Que l’on me permette plutôt de révéler ici – ce dont par pudeur et discrétion je me suis toujours gardé jusqu’à présent – que je dois à l’amitié que me portait le grand Belgritte d’avoir été le témoin privilégié de la réalisation, jour après jour, de ces Victoires d’étape. C’était, on s’en souvient, en 1958, l’année même de l’Exposition Universelle de Bruxelles…

 

 

         Paul Emond, Les vingt-quatre victoires d’étape du peintre Belgritte,

          maelström reEvolution éditeur 

 

 

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Mercredi 13 mars 2013 3 13 /03 /Mars /2013 17:02

 

Plaisir d'annoncer la parution de


Couverture-Nous-sommes-tous-des-K.jpg

                                         image : Maja Polackova

 

 et la création du spectacle

 

par la compagnie La Fabrique des Petites Utopies

du 20 au 23 mars

sous chapiteau à Cran-Gevier (Annecy)

mise en scène de Bruno Thircuir


en tournée jusqu'à l'été (voir www.petitesutopies.com )


Avec : Alphonse Atacolodjou, Anne-Claire Brelle, Suzanne Emond, Isabelle Gourgues, Jean-Luc Moisson

  

Et toute une superbe équipe : Assistante mise en scène Charlotte Meurisse, Scénographie François Gourgues, Création musicale Francis Mimoun, Musique Francis Mimoun et Philippe Kodeko, Dramaturgie Michel Tanner, Costumes Aurélie Alcouffe, Masques Catherine Réau et Solène Junique,  son Quentin Lamouroux, lumières Jean-Christophe Caumes et Matthieu Soret, Construction des décors Ateliers de la Fabrique de théâtre de Frameries, Effets spéciaux Tout en Vrac, Repas Yoann Lebrun, Images Maja Polackova, Administration Emmanuelle Robert, Laure Ceccaldi, Aline Profit

 

 

Affiche-tous-des-K-.jpgimage : Maja Polackova

 

Photos et commentaires suivront...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





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Samedi 12 janvier 2013 6 12 /01 /Jan /2013 20:02

 

Plaisir d'annoncer :

 

Pessoa

 

 

Le Théâtre du Sygne présente :

 

 

MIROIRS DE FERNANDO PESSOA

 

Au Théâtre de la Place des Martyrs

Place des Martyrs, 22

1000 Bruxelles

 


Du 15 janvier au 9 février 2013

 

mise en scène Elvire Brison  

 

texte (adaptation d’après l’œuvre de Pessoa) Paul Emond

 

interprétation John Dobrynine, Emmanuel Dekoninck, Itsik Elbaz, Idwig Stéphane

 

guitare Renaud Dardenne

 

décor Philippe Hekkers

 

costumes Myriam Deldime

 

A sa mort en 1935, Fernando Pessoa laissa une malle avec des milliers de manuscrits signés par différents auteurs inventés par lui : ses fameux hétéronymes. Une "Comédie" humaine où le poète s'est démultiplié en de nombreuses figures, chacune avec sa biographie, son style propre et sa vision du monde.

 

"Imaginons, dit un critique, que Valéry, Claudel, Cocteau, Gide et Apollinaire n'aient été qu'un seul auteur". Tel est Pessoa, l'immense écrivain aux multiples visages.


Miroirs de Fernando Pessoa plonge au cœur de son univers devenu mythique. Tantôt intensément poétique, tantôt drôle et déjanté, c'est un voyage vertigineux dans un labyrinthe peuplé de doubles aussi contradictoires que des poètes néo-paganistes, un nouveau Faust, un banquier anarchiste, un créateur d'odes futuristes, un rêveur mélancolique, voire un déchiffreur d'énigmes policières...

 
"Je ne suis personne" confie Pessoa. Intuition essentielle qui l'amène à écrire sous l'effet "incontrôlable" de multiples dédoublements de sa personnalité (certains spécialistes de l'oeuvre en ont compté jusqu'à cent vingt). A plusieurs de ces hétéronymes, il ira jusqu'à attribuer une véritable biographie et fera même de l'un d'entre eux celui qu'il appelle son maître. Ainsi s'organise un formidable théâtre mental où la fiction de ces personnages écrivains devient réalité, tandis que l'auteur Pessoa lui-même se glisse dans l'évanescence d'une vie rêvée ("Je suis, dit-il encore, le personnage d'un roman qui reste à écrire.") Tout cela se passe à Lisbonne, que le poète a chanté comme nul autre et dont l'évocation constitue souvent le décor imagé du spectacle.
 
Elvire Brison rassemble ici ses comédiens fétiches pour déployer cette extraordinaire ubiquité en une féérie théâtrale où la confrontation de l'écrivain avec ses doubles et de ses doubles entre eux se joue sur les registres les plus variés, ceux du paradoxe, du ludisme, du lyrisme ou du satirique n'étant certainement pas les moins présents.

 

 

 

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Jeudi 3 janvier 2013 4 03 /01 /Jan /2013 13:20

 

Plaisir d'annoncer :

 

 

La danse du fumiste

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Samedi 29 décembre 2012 6 29 /12 /Déc /2012 10:09

 

 Séjour à Cotonou en ce mois de décembre avec une partie de l’équipe du théâtre ambulant La Fabrique des Petites Utopies, dirigé par Bruno Thircuir. Résidence de création, en compagnie d’artistes et de comédiens béninois, au Centre Artisttick Africa d'Ousmane Aledji : travail sur le texte en cours de Nous sommes tous des K., ma nouvelle adaptation du Château de Kafka, qui sera créé à Cran-Gevrier (Annecy) le 20 mars prochain ; création de masques pour le spectacle. Séjour passionnant, recherche passionnante.

 

Parmi les masques et autres accessoires créés par Cati Réau, Solène Junique et Crystel Fastre, de concert avec les sculpteurs béninois Marius Danson, Benjamin Deguenon et Oremi :

 

 

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  Acteurs au travail :

 

20121218 171206

 

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 Alphonse Atacolodjou, Carole Lokossou, Bruno Thircuir

 

Metteur en scène et adaptateur…

 

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Avec Ousmane Aledji, directeur du Centre Artisttick Africa :

 

154437_407931709274909_40802605_n.jpg                photo Artisttik Africamag

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