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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 11:18


(Aujourd’hui dimanche, autocitation.)

 

Voici le troisième et dernier épisode (les deux premiers étaient sur mes pages des dimanches 13 et 20 février passés) de Moi, Jean Joseph Charlier, dit Jambe de bois, héros de la révolution belge.

 

Je pars donc avec le volontaire qui m’a généreusement offert l’hospitalité.

Un marchand tailleur, qui demeure sur le marché aux Poissons.

Il me traite comme un frère.

Dès que j’ai achevé de souper, harassé et brisé de fatigue, je vais me coucher.

Quatre jours que je n’ai plus dormi !

Je dors encore d’un profond sommeil, lorsque mon hôte vient me secouer :

« Jambe de Bois, Jambe de Bois ! On vous attend !

— On m’attend ? Qui m’attend ?

— Les braves bourgeois de Bruxelles, Jambe de Bois ! Quand le général Mellinet est passé près de la fontaine du Grand Sablon avec sa compagnie d’artillerie, ils lui ont demandé où il allait. Le général Mellinet a répondu qu’il allait prendre possession du Parc. Pour faire cela, il manque quelqu’un! ont répondu les bourgeois. Et comme le général Mellinet prétendait que sa compagnie était au complet, tous les bourgeois se sont mis à crier : « Nous vous défendons d’avancer, tant que celui qui manque ne vous aura pas rejoint ! » Le général Mellinet feignait toujours de ne pas savoir de qui on voulait parler. Alors, on a clamé de toutes parts : « C’est Jambe de Bois qu’il nous faut ! C’est Jambe de Bois ! »

Entendant ce récit, je me lève, me précipite à la fenêtre.

Dans la rue, le peuple est si impatient de me voir qu’il m’oblige à partir sans déjeuner.

Je me dirige vers le Sablon, suivi d'une foule considérable.

Et acclamé par tous et par chacun.

Rue Haute, plusieurs hommes me lèvent même de terre et me portent jusqu'au Sablon.

Là, ils m’asseyent sur la première pièce de la colonne d'artillerie.

On crie de toutes parts :

« Vive Jambe de Bois ! Vive les Belges ! »

« Maintenant vous pouvez marcher ! », fait-on savoir au général Mellinet.

Quand il passe devant moi, il me regarde d’un œil mauvais.

La compagnie se met en route.

Le peuple nous fait la haie d’honneur.

Dans le Parc, nous venons nous former en bataille près du bassin.

Et on fait l’appel.

L’appel se termine et qu’est-ce que je constate ?

Je constate que moi, Jean-Joseph Charlier, dit Jambe de Bois, capitaine d’artillerie en retraite, je n’ai pas été appelé.

Une omission par ordre du général Mellinet, bien entendu.

Je le dis, donc je le pense.

Et ce même général Mellinet de s’adresser alors à ses canonniers :

« Mes amis, vous devez aujourd'hui choisir votre général ! »

Tous s'écrient unanimement :

« C'est Mellinet ! C'est Mellinet, notre général ! »

Tous, sauf moi.

Un intrigant !

Un intrigant dont la conduite au combat ne pouvait en aucun cas lui mériter ces honneurs.

Et que l’on considère simplement les actes qu’il a posés immédiatement après sa nomination.

Immédiatement après sa nomination, il a nommé capitaine de première classe le sieur Lefebvre.

Vous vous rappelez de ce sieur Lefebvre ?

Le Namurois qui avait abandonné sa pièce en plein combat le 23 septembre.

Une excellente nomination, peut-être !

Ensuite !

Il a nommé le sieur Defossé capitaine en second !

Le sieur Defossé qui ne s'était pas signalé davantage !

Ensuite !

Il a choisi pour lieutenants des hommes aussi obscurs que les deux autres !

Ensuite il passe l’inspection de l’artillerie.

Arrivé près de moi, il prend l’air le plus hypocrite :

« Tiens! J'ai oublié le brave Jambe de Bois et je le nomme commandant. »

Mais je m'empresse de refuser ce grade :

« Je ne suis pas venu à Bruxelles pour recevoir une place ni pour intriguer, mais pour défendre ma patrie ! »

Et lui, avec un méchant sourire :

« Soit, c'est comme tu veux ! »

Et les rangs sont rompus.

Mais à la sortie du Parc, tous les bourgeois et toutes les bourgeoises m’embrassent en criant :

« Vive notre libérateur ! »

Et deux jours plus tard, je rencontre le sieur Pourbaix :

« Jambe de Bois, je vous cherche depuis vingt-quatre heures. Veuillez me suivre.

— Où ?

— Au Palais Royal. Don Juan Van Haelen, le commandant en chef de toutes les forces militaires, veut vous voir. »

Je me rends donc au Palais Royal.

Don Juan Van Haelen me présente à son état-major.

« Jambe de Bois, vous ferez partie désormais du quartier général et vous logerez au Palais. »

Et on m’offre une jambe de bois toute neuve.

Je la chausse aussitôt.

On m’offre encore un sabre d'honneur, un uniforme de fantaisie, une capote bleue avec passepoils et parements rouges et un pantalon de même couleur.

Partout, je reçois les plus grands honneurs.

Même dans les premières maisons de Bruxelles.

Quelques jours plus tard, j'apprends par les journaux que le Ministre de la guerre, le général Goblet, a rendu un arrêté me concernant.

Une prime de cinq cents florins m’est attribuée.

Bientôt, mes amis viennent me féliciter.

Mais moi, fièrement :

« Je ne suis pas venu à Bruxelles pour retirer un avantage. Je demande seulement que l'on continue à me payer la pension que je recevais du Gouvernement précédent. »

Voilà comment on répond quand on s’appelle Jambe de Bois !

D’ailleurs, ces paroles arrivent jusqu'aux oreilles du baron de Vanzeulen.

Il me fait appeler chez lui.

Je m'empresse de répondre à son invitation.

Il me dit :

« J’ai appris ton refus de la prime de cinq cents florins. Tu as bien fait, Jambe de Bois. Ce n'est pas ainsi que la patrie pourra s'acquitter envers toi des sacrifices que tu t'es imposés pour elle, ni du dévouement sans borne dont tu as fait preuve. »

Et il me promet de se rendre à l'hôtel de monsieur Tielemans, le Ministre de l'Intérieur.

Il me promet de l'engager à me faire donner une position honorable dans l'armée belge.

Car j’obtiendrais ainsi une pension décente.

Il ajoute même :

« Il faut t'élever au grade dont tu es digne. Car c'est à toi seul, brave Jambe de Bois, que la Belgique doit son indépendance ! »

Voilà qui est parler !

Hélas, tous, en Belgique, ne sont pas de la trempe du baron de Vanzeulen.

Loin s’en faut.

Là-dessus, contrariété !

Dans les premiers jours d'octobre, près de l'église Sainte-Gudule, je fais la rencontre de deux individus suspects.

Je les reconnais aussitôt à leur pantalon de drap gris.

Des gendarmes hollandais !

Des gendarmes hollandais qui se sont secrètement introduits en ville.

Je me lance vers leurs chevaux, les somme de descendre.

Ils saisissent aussitôt leurs pistolets.

Mais avant qu'ils aient pu en faire usage, j'ai tiré mon sabre.

Ils doivent obtempérer à mes injonctions.

Je conduis mes deux prisonniers au quartier général.

Mais là, ils demandent à parler au général en chef, don Juan Van Haelen.

Je les y conduis.

Quand ils sont en sa présence, l'un d'eux tire un papier de sa poche et le remet au général.

Celui-ci en prend connaissance.

« Jambe de Bois, ces deux hommes sont porteurs d'un ordre. Il faut leur rendre la liberté. »

A contrecœur, je dois les relâcher.

Ils regagnent aussitôt la porte de Louvain.

Bientôt, je n’ai plus eu qu’un désir: revoir ma ville natale, ma famille et mes amis.

Deux mois que je les avais quittés !

Je demande donc la permission de rentrer à Liège.

Le 15 octobre, je reçois ma feuille de route.

Le même jour, je quitte Bruxelles.

J'arrive à Louvain dans la soirée.

Immédiatement, je me rends à l'Hôtel de Ville pour y prendre mon billet de logement.

Le lendemain matin, les autorités louvanistes m'invitent à assister à la revue et à la distribution des médailles d'honneur.

Des médailles décernées aux citoyens ayant combattu pour la cause de l'indépendance nationale.

J’assiste avec plaisir à cette solennité.

Puis, monsieur De Neef, le bourgmestre, me ramène chez lui et me donne une place d'honneur à sa table.

Mais pendant que nous mangeons, voilà qu’on introduit un militaire.

Lequel, entends-je, doit s’entretenir avec monsieur de Neef de façon urgente.

Monsieur de Neef quitte donc sa place un instant.

Et ce militaire, devinez de qui il s’agit !

Du général Mellinet !

Encore et toujours le général Mellinet !

Le général Mellinet, qui se trouve depuis la veille en garnison à Louvain avec l'artillerie bruxelloise !

Le général Mellinet qui, en entrant, a regardé dans ma direction et a feint de ne pas me reconnaître !

L’entretien terminé, il s’en va et ne reparaît plus.

Mais un peu plus tard, mon hôte me prend à part et me remet ma feuille de route.

Il en profite surtout pour me confier que l’artillerie bruxelloise a formé le projet de m’assassiner.

M’assassiner, moi, Jambe de Bois !

Je vous avais prévenu qu’on en reparlerait, de ce qui m’est arrivé à Louvain !

Qu’on en reparlerait, du général Mellinet !

Monsieur de Neef me prie de ne pas m’exposer.

Pour déjouer le complot fomenté contre moi, il envoie même chercher une voiture particulière.

A l’insu de tous, il m’y fait monter et ordonne au cocher de me conduire rapidement à Tirlemont.

Ainsi, des Belges ont décidé de porter atteinte à mes jours !

Des Belges ou plutôt un Belge !

Celui qui a tout organisé.

Un Belge envieux et jaloux de la considération et de l'estime que je me suis acquises par ma conduite pendant les journées de septembre.

Pas nécessaire de citer un nom, n’est-ce pas !

Pauvre Belgique, si elle tombe définitivement aux mains d’individus de cette espèce !

Pauvre Belgique, si on cherche désormais à assassiner les meilleurs des siens !

Voulez-vous des preuves ?

Le fait m'a été rapporté par quelques artilleurs que la discrétion me fait un devoir de ne pas nommer.

Et un autre événement fera disparaître le moindre doute que vous pourriez encore avoir à cet égard.

Au moment où ma voiture passe devant la caserne, plusieurs canonniers m'aperçoivent.

Ils crient aussitôt :

« Le voilà, le voilà ! »

Et ils se mettent à me poursuivre !

Par chance, ils ne peuvent m'atteindre.

Et, grâce à Dieu, la suite de mon voyage se passe sans encombre.

C'est avec une joie indicible que j'aperçois bientôt les clochers de Liège.

Il est quatre heures de relevée lorsque je parviens à l'Hôtel de Ville.

Aussitôt que mes concitoyens connaissent mon arrivée, ils accourent.

Ils me portent en triomphe dans la salle des séances du Conseil communal.

Le Comte de Berlaimont, le président du Conseil, m'y adresse une allocution :

« Jambe de Bois, les services que vous avez rendus au pays sont immenses. Prévoyant votre retour, la ville de Liège, reconnaissante, vous a fait faire une jambe d'argent ! »

Et il me la remet solennellement.

J’accepte avec joie ce présent de la ville de Liège à l’un de ses enfants.

Et sous les applaudissements, je chausse immédiatement la belle jambe d’argent.

Les jours suivants, je suis successivement invité dans les premières maisons de la ville.

Partout, on me complimente.

On s’étonne surtout qu’avec une poignée de volontaires, j’ai en quelques jours repoussé une armée de vingt mille hommes, forts et disciplinés.

Mais moi, je réponds à chaque fois :

« Le courage et l'amour de la patrie font plus que la puissance des baïonnettes. »

Et j’ai repris mon existence quotidienne.

En décembre m’est parvenue, au nom du gouvernement provisoire, une dépêche de monsieur Tielemans, le Ministre de l'Intérieur.

Les démarches entreprises par le baron de Vanzeulen étaient couronnées de succès.

Cette dépêche contenait en effet l’arrêté suivant :

                                     

COMITE CENTRAL

         Considérant que Jean-Joseph Charlier, dit Jambe de Bois, canonnier liégeois, a rendu des services éminents pendant les journées de septembre,

                   Sur la proposition des Comités de l'intérieur et de la guerre,

                   Arrête :

         Article premier. — La patrie reconnaissante accorde à monsieur Jean-Joseph Charlier, dit Jambe de Bois, à titre de récompense civique, le grade et les émoluments de la pension de capitaine d'artillerie en retraite.

         Article deux. — Ses fils seront placés à l'école militaire, aux frais de l'Etat, jusqu'à ce qu'ils puissent entrer dans l'armée active.

         Article trois. — Les Comités de l'intérieur, de la guerre et des finances, sont chargés chacun, en ce qui les concerne, de l'exécution du présent arrêté.

         Bruxelles, le 7 décembre 1830.

         (Signés) ROGIER, GENDEBIEN, JOLLY.

                   Pour le Secrétaire absent

                   (Signé) JOLLY.

                   Pour copie conforme :

                            Le Secrétaire général du Comité de l'intérieur,

                            (Signé) DONCKIER.

 

La dépêche m’exprimait par ailleurs de la manière la plus chaleureuse des sentiments de reconnaissance pour les services que j’avais rendus à la patrie.

Seulement voilà.

Contrariété !

Cela, c’était en décembre 1830.

Or, dans les premiers mois de cette année 1831, monsieur Surlet de Chokier a été nommé Régent.

Il a donc remplacé le gouvernement provisoire.

Et que s’est-il passé ?

L’administration a été modifiée.

Savez-vous que même des hommes appartenant à l’opinion orangiste ont été appelés à en faire partie ?

Des Orangistes qui, pendant les journées de septembre, cachaient à peine leur sympathie pour les Hollandais !

Pauvre Belgique.

Aux mains des Orangistes.

Et ce n’est pas tout.

Le général Mellinet a été promu commandant en chef des armées.

Commandant en chef des armées !

Contrariété !

Qui s’étonnera que désormais j’aie rencontré moins d'égard et plus de froideur de la part du gouvernement et de l’administration ?

Moi, je ne m’en étonne pas.

J’ai adressé une pétition au Régent.

Elle demandait le paiement de la pension qui m'avait été allouée par le gouvernement provisoire.

Et que m’a répondu Monsieur De Brouckère, le ministre de la guerre ?

Il m’a répondu que je pouvais bien attendre !

Il m’a répondu que je n'avais pas plus de titre qu'un autre à la reconnaissance de la patrie!

Il m’a répondu cela.

A moi.

Jambe de Bois, héros de la révolution.

Contrariété !

J’ai aussitôt adressé une nouvelle pétition.

Aucune réponse.

Une autre encore.

Toujours pas de réponse.

Et voilà six mois que cela dure.

Va-t-on enfin faire droit à mes réclamations ?

Depuis la révolution, n’ai-je pas perdu ma pension d’ancien militaire privé de la jambe droite ?

N’ai-je pas dû contracter des obligations pour subvenir aux besoins de ma famille ?

Mais comment voulez-vous obtenir raison quand les Orangistes se sont infiltrés dans l’administration ?

Les Orangistes, des Gantois et des Anversois pour la plupart.

Des Gantois et des Anversois qui ne parlent même pas un beau français.

Ça finira mal, tout cela, vous verrez !

Car ce sont les Orangistes qui vont faire la pluie et le beau temps dans l’administration.

Eux et des intrigants comme le général Mellinet.

Des intrigants qui cherchent à assassiner les héros de la révolution.

Pourquoi a-t-on nommé ce général Mellinet général en chef de nos forces armées ?

Pauvre Belgique.

Mais je réclame que l’on punisse les intrigants.

Je réclame que l’on reconnaisse les droits de ceux qui ont vraiment servi la patrie !

De ceux qui ont vraiment combattu pour son salut !

Je réclame justice !

Je réclame ma pension !

Tant de service et être si malheureux !

Aucune récompense !

Ma pension ! Ma pension ! Ma pension !

 

         Paul Emond, Moi, Jean Joseph Charlier, dit Jambe de bois, héros de la

         révolution belge, Cahiers du Rideau de Bruxelles. 

 


 

 

 

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Published by paulemond.over-blog.com - dans Autocitations
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commentaires

Pierrot, ermite des routes du Canada 11/09/2013 16:04

bravo pour cette belle histoire d'un héros, jambe de bois belge:)))

(d'un conteur-ermite des routes du Canada qui se prépare à vagabonder la Belgique l'été prochain))))

www.enracontantpierrot.blogspot.com
www.reveursequitables.com

sur google
Simon Gauthier, le vagabond céleste

LÈVE-TOI PÈLERIN
dormir
sous le pont de Gatineau, une nuit froide de neige
même pas de sac de couchage, du noir au beige

gémir
en p’tit bonhomme, les g’noux dans l’manteau
le nez sous l’gilet, là ou c’est chaud

grandir
contre le mur de ciment se faire si petit
que son coeur en devient firmament

s’ennoblir
au point ou l’on devient soi-même
un immense pays entre deux océans

REFRAIN

la bonte l’humilité, l’humanité
comme vêtement de vie

lève-toi pèlerin
même si t’as froid même si t’as faim

ensemence ton pays d’un rêve
pour les jeunes de demain

ta guitare à la main
marche marche les chemins
ne triche pas ton rêve en douce
en faisant du pouce

quand un jeune t’embarque
écoute le jusqu’au matin
parce que son rêve à lui commence
là où finit le tien

TURLUTTE

COUPLET 2

manger
quand on t’a ramassé pour t’emmener souper
dans l’espoir d’une belle soirée
par ta guitare endimanchée

s’laver
la route c’est accepter
d’ètre sale en dehors
d’ètre propre en dedans
en s’guettant

s’coucher
avoir honte de ses peurs
quand y a tellement d’êtres humains
qui ont pas l’choix d’avoir peur

s’éveiller
soudain en pleine nuit
s’enfuir sans faire de bruit
après avoir écrit merci

COUPLET 3

vaciller
dans un café internet, recevoir un courriel
d’un ami de jeunesse, qui veut t’immortaliser
d’un geste bien intentionné

créer
une chanson chaque nuit
parce que la veille ce que t’écris
semble s’être évanoui

dessiner
entre ta voix et tes lèvres
tous les cris des humains
qui ont choisi d’aimer
même s’ils sont mal aimés

rêver
qu’après sa mort peut-être
de milliers de jeunes en mal d’être
reprendront ton épopée
vers ce pays oeuvre d’art à créer

FINALE
la bonté, l’humilité, l’humanité
comme vêtement
d’aimer

Pierrot
vagabond céleste

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  • : Romancier et auteur dramatique, Paul Emond est aussi, depuis de longues années, un lecteur enthousiaste. Il vous raconte ici régulièrement tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la littérature et vous fait part de ses passions, de ses réflexions et de ses découvertes…
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