Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 23:30

 

Voilà La danse du fumiste traduit en hongrois ! Par les soins patients et minutieux de Judit Karoly, qui avait déjà traduit Une forme du bonheur. Je viens de faire sa connaissance, ici à Budapest où je me trouve. Présentation du volume, en sa compagnie, au Festival du livre :


 SNC10077

 

 

Et avec M. Novak, directeur de la maison d’édition Novella Könyvkiado qui publie l'ouvrage :

 

SNC10072

 

Ainsi qu'avec mon vieil ami Léo Beeckman, responsable des livres Wallonie-Bruxelles sur le stand de la littérature européenne :

 

 SNC10036

 

Plaisir de retrouver aussi Miklos Bardos, autre traducteur rencontré déjà au Collège des traducteurs de Seneffe :

 

SNC10073

 

Cette année, le Festival a invité des écrivains de chaque pays d'Europe. De belles rencontres. Un grand prix remis au suédois Per Olov Enquist (j’ai lu, il y a quelques années, son passionnant Strindberg. Une vie, publié chez Flammarion ; tous disent aussi qu'Une autre vie, son autobiographie dont la traduction a paru récemment chez Actes Sud, est un livre superbe).

 

C’était aussi l'occasion d'un grand show, où chacun était invité à décliner son ars poetica en quelques lignes :

 

SNC10030

 

 

Alors, tant qu’à faire, je le donne ici aussi, cet ars poetica en quelques lignes, signé P.E. :

 

Sur l’île mystérieuse de la fiction, le réel se reflète et se précise, rêvé et raconté de mille et une façons et dans mille et une langues, merveilleux Babel de mots et d’imaginaires. « La littérature, écrit Jorge Luis Borges, est une des formes du bonheur. »

J’y ai trouvé, dans un coin discret, ma toute petite place : c’est là qu’au fil des pages de mes romans et de mon théâtre, je convie des personnages à dire comme ils le peuvent la difficulté de vivre dans ce qu’est aujourd’hui le monde et d’y figurer à une place digne et acceptable. Souvent, ces personnages paraissent maladroits, vaguement ridicules, plus ou moins paumés, perdus dans leurs rêves et dans un bavardage où ils croient faire bonne figure mais qui, bien souvent, les font passer pour des lunatiques, des guignols ou des fumistes. C’est qu’ils ne parviennent plus à suivre le train des choses, parce que la vie va trop vite et qu’elle est trop féroce. Ne leur restent que le seul masque et la seule vérité du langage ; peut-être que s’ils débarquent avec tant de mots qui leur bruissent de partout, c’est parce que ces mots-là sont leur dernière chance et, pour le répéter encore, leur forme du bonheur…

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by paulemond.over-blog.com - dans Actualités
commenter cet article

commentaires

nicolas marchal 18/04/2011 15:17


ça fait du bien de lire ça...


Présentation

  • : Le blog de Paul Emond
  • : Romancier et auteur dramatique, Paul Emond est aussi, depuis de longues années, un lecteur enthousiaste. Il vous raconte ici régulièrement tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la littérature et vous fait part de ses passions, de ses réflexions et de ses découvertes…
  • Contact

Recherche

Archives